Fiche Action

La responsabilité: pilier essentiel d’une communauté mondiale au 21e siècle
- Résumé
- Rassembler la diversité d’initiatives des acteurs sociaux et institutionnels où la question de la responsabilité est centrale pour en dégager des perspectives communes
- Synthèse
- A partir des travaux, depuis 2001, de diffusion de la Charte des responsabilités humaines, la fondation et ses partenaires mettront l’accent sur l’élaboration d’une Déclaration universelle des responsabilités humaines, sœur jumelle de la Déclaration universelle des droits de l’homme. La nouvelle déclaration, axée sur la responsabilité, constituera un pilier fondamental du processus de construction d’une communauté mondiale au cours du 21e siècle. Il s’agit de porter collectivement non pas un seul texte, mais le principe d’un texte nécessaire. Pour ce faire, il faut se rapprocher de mouvements politiques, de gouvernements, de responsables religieux et politiques qui seraient prêts à porter le principe dans les instances internationales.
- Voir l'historique
- La plate-forme pour un monde responsable et solidaire, élaborée en 1993, énonçait la nécessité de mener une triple réforme: de la gouvernance, de l’éthique, du mode de vie afin de contribuer à bâtir des sociétés durables. Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, les actions en matière d’Éthique reposaient sur la reconnaissance de droits, considérant implicitement ou explicitement qu’il incombait aux États la responsabilité entière de garantir et d’assurer ces droits. Les individus, les entreprises, les corporations s’en sont trouvées exemptées de fait ou plus exactement leur responsabilité se limitait aux lois nationales qu’ils avaient à appliquer. Les années 70 et 80 vont montrer les limites de cette approche étatiste. En effet, les États inachevés issus de la décolonisation et l’affaiblissement des États consécutifs à la globalisation, se sont révélés de plus en plus incapables de maintenir les conditions sociales effectives de respect des droits que ce soit en matière d’éducation, de lutte contre la précarité, d’alimentation, de santé, etc… Cette carence des États remet en cause la stratégie par les droits. Que valent-ils lorsqu’il est évident qu’il n’est pas possible de définir symétriquement des responsables légaux ?
La FPH a mis en place le programme « promouvoir collectivement la Charte des responsabilités humaines comme référence éthique majeure pour le 21è siècle ». Une proposition de charte a été élaborée dans le cadre de l’alliance pour un monde responsable et solidaire en 1999. Après l’assemblée mondiale de citoyens qui a eu lieu à Lille en 2001, un comité international a repris le texte initial et a abouti en 2002 à une nouvelle version. A partir de cette date la stratégie a été d’enraciner la Charte et plus largement les réflexions sur la responsabilité dans différents contextes géoculturels.




